Jean Castelain a inauguré ses fonctions d'ancien bâtonnier en réunissant une soixantaine de confrères autour d'André Vallini. C'était une belle idée. Un moment attendu, puisque si nul ne sait qui gagnera la présidentielle, chacun subodore qu' André Vallini serait le Garde des Sceaux de François Hollande au cas où... André Vallini ? Arnaud Montebourg ? Jean-Pierre Mignard ?
Pourquoi pas Arnaud, ancien premier secrétaire de la conférence, et pourquoi pas Jean-Pierre qui plaide si bien? Mais André Vallini? Va t-il donc nous séduire, à ce dîner pas tout à fait comme les autres?
Aïe, il débute mal son toast !
-Pour nous, dit-il, l'affaire Outreau a été un vrai bonheur puisque la commission parlementaire que j'ai présidée, à réussi au delà des partis, à mobiliser l'opinion publique ....Ça coince un peu à notre table... Comment, l'affaire Outreau un "bonheur", et pourquoi pas l'affaire Dreyfus pendant qu'il y est?
Puis il poursuit très bien.
L' homme est élégant, éloquent quand il le faut.
Il salue la grande réforme qu'est la QPC et promet d'aller plus loin.
-Il faudra que le Conseil Constitutionnel devienne une vraie Cour Suprême, dit-il, et il faudra réfléchir à la désignation de ses membres, (non concernant les trois présidents qui désignent) , mais en organisant une ratification par le Parlement.
Ici la salle hésite. Le modérateur donne la parole à Michel Charasse qui la refuse. Alors André Vallini se lance dans le débat sur la garde à vue. Le voici avocat de l'avocat. Il est technique, humain, excellent. Il demande plus de droits, même s'il présente avec objectivité les résistances de la police. Puis, il aborde la cour de justice de la République, mise en place sous Mitterrand, pour la remettre en cause. Et vient le statut du parquet, pour en assurer le contrôle des nominations par le CSM, sans promettre une indépendance- qui effectivement serait institutionnellement absurde (à mes yeux). Enfin quelques autres grands sujets sont abordés comme les prisons sur une question de Patrice Spinosi, ou l'habeas corpus numérique via William Bourdon. Le futur Ministre exprimera, en aparté, qu'il est "pour" l'avocat en entreprise.
Notre table est séduite -or ce n'était pas gagné car l'assistance est surtout composée de managing partners de grands cabinets- au point que chacun sourit lorsqu' André Vallini parle de l'avenir... au présent de l'indicatif !
Pourquoi pas Arnaud, ancien premier secrétaire de la conférence, et pourquoi pas Jean-Pierre qui plaide si bien? Mais André Vallini? Va t-il donc nous séduire, à ce dîner pas tout à fait comme les autres?
Aïe, il débute mal son toast !
-Pour nous, dit-il, l'affaire Outreau a été un vrai bonheur puisque la commission parlementaire que j'ai présidée, à réussi au delà des partis, à mobiliser l'opinion publique ....Ça coince un peu à notre table... Comment, l'affaire Outreau un "bonheur", et pourquoi pas l'affaire Dreyfus pendant qu'il y est?
Puis il poursuit très bien.
L' homme est élégant, éloquent quand il le faut.
Il salue la grande réforme qu'est la QPC et promet d'aller plus loin.
-Il faudra que le Conseil Constitutionnel devienne une vraie Cour Suprême, dit-il, et il faudra réfléchir à la désignation de ses membres, (non concernant les trois présidents qui désignent) , mais en organisant une ratification par le Parlement.
Ici la salle hésite. Le modérateur donne la parole à Michel Charasse qui la refuse. Alors André Vallini se lance dans le débat sur la garde à vue. Le voici avocat de l'avocat. Il est technique, humain, excellent. Il demande plus de droits, même s'il présente avec objectivité les résistances de la police. Puis, il aborde la cour de justice de la République, mise en place sous Mitterrand, pour la remettre en cause. Et vient le statut du parquet, pour en assurer le contrôle des nominations par le CSM, sans promettre une indépendance- qui effectivement serait institutionnellement absurde (à mes yeux). Enfin quelques autres grands sujets sont abordés comme les prisons sur une question de Patrice Spinosi, ou l'habeas corpus numérique via William Bourdon. Le futur Ministre exprimera, en aparté, qu'il est "pour" l'avocat en entreprise.
Notre table est séduite -or ce n'était pas gagné car l'assistance est surtout composée de managing partners de grands cabinets- au point que chacun sourit lorsqu' André Vallini parle de l'avenir... au présent de l'indicatif !


Campagne Bâtonnat 2012




