Nous débattrons avec Philippe Bilger face aux candidats à la Chancellerie, André Vallini (PS) et Jean Paul Garraud (UMP), mardi 6 mars de 19H à 21H, à Sciences Po.
Tandis que la compagne présidentielle aborde "les valeurs", le monde judiciaire est fidèle à son rôle historique dans la société civile. Il pose les vraies questions:
- le Bâtonnier Jean Castelain, a réuni le 13 février le Barreau d’affaires autour d’André Vallini;
- Emmanuel Mercinier du cabinet Vigo a ouvert un blog Justice en campagne;
- Alexandra Perquin présidente de l’Union des Jeunes Avocats (UJA), organise le 26 mars prochain un débat sur la campagne présidentielle.
Et le Figaro consacre à cet engagement du monde judiciaire dans la campagne une pleine page sous la signature de Marie-Amélie Lombard (jeudi 23 février).
Que doit-on dire à André Vallini et à Jean Paul Garraud le 6 mars prochain?
Ce que tout le monde pense concernant le quinquennat qui s'achève en matière de justice...
Il faut saluer la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), de même que l’augmentation du budget de la Chancellerie de 20% depuis 2007 (encore trop faible par rapport à l’Angleterre, mais relativement épargné par rapport aux autres ministères)
Il faut saluer décision très sage d’avoir finalement renoncé à supprimer le juge d’instruction et à rendre le parquet indépendant.
Il faut enfin saluer Nicolas Sarkozy, plaideur, orateur, avocat . Comme François Mitterrand.
Mais c’est précisément là aussi où il nous a déçu : la négation de la présomption d’innocence dans l’affaire Cleastream, comme il l’avait fait dans l’affaire Colonna lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur. Et l’obstination de l’exécutif tout entier à maintenir que la garde à vue sans avocat pouvait perdurer en tant qu’exception à la française (avec la Belgique) parmi les grandes démocraties occidentales, au point que c'est le barreau qui a dû ferrailler pour gagner ce combat.
Que dire du droit des mineurs, des peines planchers, de la rétention de sureté, de la fermeture de Palais de justice de Bernay (réforme de la carte judiciaire) et de la transformation du Palais de Justice de Paris (Ile de la Cité)?
Quid des jurés populaires?
Le débat est ouvert.
Tandis que la compagne présidentielle aborde "les valeurs", le monde judiciaire est fidèle à son rôle historique dans la société civile. Il pose les vraies questions:
- le Bâtonnier Jean Castelain, a réuni le 13 février le Barreau d’affaires autour d’André Vallini;
- Emmanuel Mercinier du cabinet Vigo a ouvert un blog Justice en campagne;
- Alexandra Perquin présidente de l’Union des Jeunes Avocats (UJA), organise le 26 mars prochain un débat sur la campagne présidentielle.
Et le Figaro consacre à cet engagement du monde judiciaire dans la campagne une pleine page sous la signature de Marie-Amélie Lombard (jeudi 23 février).
Que doit-on dire à André Vallini et à Jean Paul Garraud le 6 mars prochain?
Ce que tout le monde pense concernant le quinquennat qui s'achève en matière de justice...
Il faut saluer la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), de même que l’augmentation du budget de la Chancellerie de 20% depuis 2007 (encore trop faible par rapport à l’Angleterre, mais relativement épargné par rapport aux autres ministères)
Il faut saluer décision très sage d’avoir finalement renoncé à supprimer le juge d’instruction et à rendre le parquet indépendant.
Il faut enfin saluer Nicolas Sarkozy, plaideur, orateur, avocat . Comme François Mitterrand.
Mais c’est précisément là aussi où il nous a déçu : la négation de la présomption d’innocence dans l’affaire Cleastream, comme il l’avait fait dans l’affaire Colonna lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur. Et l’obstination de l’exécutif tout entier à maintenir que la garde à vue sans avocat pouvait perdurer en tant qu’exception à la française (avec la Belgique) parmi les grandes démocraties occidentales, au point que c'est le barreau qui a dû ferrailler pour gagner ce combat.
Que dire du droit des mineurs, des peines planchers, de la rétention de sureté, de la fermeture de Palais de justice de Bernay (réforme de la carte judiciaire) et de la transformation du Palais de Justice de Paris (Ile de la Cité)?
Quid des jurés populaires?
Le débat est ouvert.


Campagne Bâtonnat 2012




