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 <title>PoScriptum le blog de Pierre-Olivier Sur | Avocat au Barreau de Paris</title>
 <subtitle><![CDATA[Ce blog n’aura d’autre ambition que de rassembler mes impressions sur la vie du Barreau, l’actualité du droit, les évènements à l’occasion desquels nous tous avocats devons être présents.]]></subtitle>
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 <updated>2012-02-08T21:18:13+01:00</updated>
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   <title>Adieu the artist...Non, adieu les artistes!</title>
   <updated>2012-01-30T16:47:00+01:00</updated>
   <id>http://www.poscriptum.fr/Adieu-the-artist-Non-adieu-les-artistes_a362.html</id>
   <category term="Billets d'humeur" />
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   <published>2012-01-30T15:42:00+01:00</published>
   <author><name>Pierre-Olivier Sur</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.poscriptum.fr/photo/art/default/3746325-5569945.jpg" alt="Adieu the artist...Non, adieu les artistes!" title="Adieu the artist...Non, adieu les artistes!" />
     </div>
     <div>
      C'est l'histoire d'un homme qui est la star du cinéma muet. Il est stellaire. Qu'il danse, séduise ou se sépare, il ne parle pas. La parole ne lui est pas nécessaire. Tout le monde le comprend par son expression corporelle, jusqu'à son chien qui est son meilleur ami. Acte 1.       <br />
              <br />
       Cet homme interprété par Jean Dujardin rencontre une femme jouée par Bérénice Béjo. Contrairement à lui, en plus de danser et d'être magnifique, elle parle. Et c'est grâce à elle, que le cinéma d'Hollywood va quitter le noir et blanc après le muet, pour devenir parlant et flamboyant. Cette femme sera peu à peu propulsée star planétaire. Mais qui, d'elle ou du progrès, aura entraîné notre homme du premier acte dans la déchéance? On se pose la question, tandis que le marteau du commissaire-priseur met un point final à chacun de ses souvenirs et que son chien le sauve de la mort. C'est pathétique. Sublime. Musique, générique, the end. Le film est terminé. Acte 2.       <br />
              <br />
       Mais on a pris un tel plaisir devant tant d'émotion, d'art et de poésie, qu'on aurait voulu que le film se prolongea.        <br />
              <br />
       Alors, inventons l'acte 3...       <br />
              <br />
       Voici la femme qui sombre à son tour. Elle après lui, et maintenant tous les deux ensemble. Une vraie histoire d'amour jusqu'à la mort. On est avec eux lorsque le commissaire-priseur revient et vend ses objets à lui, que pendant l'acte 2 elle avait achetés sous l'anonymat, et qu'il faut sacrifier maintenant, en même temps que tous ses souvenirs à elle.        <br />
              <br />
       Mais pourquoi en est-on arrivé là? Parce qu'à son tour elle incarne le passé. Parce que la parole est redevenue rare. Parce qu'on écrit plus, on poste des blogs. Parce qu'on ne déclare plus son amour, on dit jtm par sms. Parce que les avocats ne plaident plus, ils formulent de brèves observations.        <br />
              <br />
       Après le cinéma muet à l'écran, il y a eu le parlant, et maintenant l'écran tactile pour les stars virtuelles.        <br />
              <br />
       Adieu the artist .... Non, adieu les artistes!       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Comment perdre une élection présidentielle?</title>
   <updated>2012-01-13T10:33:00+01:00</updated>
   <id>http://www.poscriptum.fr/Comment-perdre-une-election-presidentielle_a361.html</id>
   <category term="Billets d'humeur" />
   <published>2012-01-12T09:32:00+01:00</published>
   <author><name>Pierre-Olivier Sur</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      J’ai lu Patrice Carmouze. Son livre &quot;<span style="font-style:italic">Comment perdre une élection présidentielle</span>&quot;(Robert Laffont) est aussi documenté qu’un cours à Sciences Po et plus drôle. Ou dramatique. Car souvenons-nous : Poher en 69, Chaban en 74, Giscard en 81, Balladur en 95, Jospin en 2002, Ségolène Royal en 2007, DSK en 2012. Archi-favoris à un an du scrutin. Mais tous ont commis une faute qui leur a coûté l’élection. Car si aucune présidentielle n’a jamais été gagnée, elles ont toujours été perdues ! C’est la théorie de la machine à perdre.       <br />
              <br />
       Poher débute à 35% et finit à 23% : il n’y avait pas suffisamment pensé « <span style="font-style:italic">en se rasant le matin </span>».       <br />
              <br />
       Chaban commence en tête avec 29%, mais sera devancé par VGE pour trois raisons: il a annoncé sa candidature le jour des obsèques de Pompidou (parricide), il n’a pas conservé le trio Chirac-Juillet-Garaud (division), il s’est positionné trop à gauche (trahison).       <br />
              <br />
       Giscard imbattable bénéficiait de 53% d’opinions favorables en 1980 mais s’effondre un an plus tard : image arrogante et silence face au scandale des diamants.       <br />
              <br />
       L’affaire Schuller- Maréchal fait perdre à Balladur 12 points dans les sondages entre février et mars 95.       <br />
              <br />
       Jospin chute également car il ne calcule ni Christiane Taubira qui lui prend 2.32 % des voix, ni ses électeurs en présentant un projet qui n’est pas &quot;socialiste&quot; ( sic ). Syndrome Chaban à l’envers !       <br />
              <br />
       Ségolène Royal devait gagner après douze ans de chiraquie car elle était la candidate de la rupture.        <br />
              <br />
       Mais ici l'argument de Patrice Carmouze peut être pris à contre pied ! Ce n’est pas la candidate PS qui a perdu, c’est Nicolas Sarkozy qui a gagné en incarnant la rupture (au point que dans cette élection la majorité en place était sans candidat et sans continuité). La clef est dans le discours du 14 janvier 2007 «<span style="font-style:italic">j’ai changé</span>», comme si aucune élection majeure ne relevait d’une autre proposition que celle du changement : Pompidou avec l’industrialisation, VGE avec la jeunesse, Mitterrand avec l’alternance, Chirac avec la fracture sociale.       <br />
              <br />
       Lorsque le président est réélu (Mitterrand puis Chirac), les français régicides désavouent le premier ministre de cohabitation, (Chirac puis Jospin), devenu le véritable chef de l’exécutif comme ils désavouent systématiquement les favoris des sondages.       <br />
              <br />
       En France, il y aurait donc un masochisme jubilatoire du peuple jaloux, à faire chuter le vainqueur trop tôt désigné.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Conte de Noël et voeux pour 2012</title>
   <updated>2011-12-23T11:30:00+01:00</updated>
   <id>http://www.poscriptum.fr/Conte-de-Noel-et-voeux-pour-2012_a360.html</id>
   <category term="Billets d'humeur" />
   <photo:imgsrc>http://www.poscriptum.fr/photo/art/imagette/3577249-5166801.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-12-23T11:20:00+01:00</published>
   <author><name>Pierre-Olivier Sur</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.poscriptum.fr/photo/art/default/3577249-5166801.jpg" alt="Conte de Noël et voeux pour 2012" title="Conte de Noël et voeux pour 2012" />
     </div>
     <div>
      Cette année sous le sapin, des parents préoccupés par les tendances opposées de leurs deux enfants, ont voulu déposer deux cadeaux bien différents, en plaçant toute leur espérance dans leurs vertus thérapeutiques respectives. En effet, le plus jeune était d’un optimisme béat qui leur faisait craindre que son émerveillement d’enfant se transforme avec l’âge en naïveté d’adulte… quant à l’ainé, son pessimisme était tel qu’ils redoutaient de le voir un jour se transformer en un profond désespoir.        <br />
              <br />
       -	pour le petit pessimiste, ils déposèrent (dans des souliers qu’ils durent aller chercher eux même dans sa chambre) un magnifique train électrique, avec tout ce qu’il faut pour allumer des étoiles dans les yeux des petits et des grands garçons ;       <br />
              <br />
       -	pour le petit optimiste, (dont les souliers étaient sous le sapin depuis une semaine), du crottin de cheval.         <br />
              <br />
       Au moment de découvrir les  cadeaux apportés par le jovial barbu, la nature des deux garçons allait-elle s’inverser ?       <br />
               <br />
       -	le petit pessimiste jeta sur le train électrique un regard indifférent et repartit dans sa chambre, en maugréant : «<span style="font-style:italic"> il ne fonctionnera pas les jours de coupures d’électricité </span>» ;       <br />
              <br />
       -	mais le petit optimiste, en découvrant le crottin, se précipita vers ses parents, le visage radieux et en criant sa joie : « <span style="font-style:italic">papa, maman, le père Noël m’a apporté un cheval !!!! Il est allé se dégourdir les jambes…. Mais il va revenir !</span> ».       <br />
              <br />
       Que 2012 nous fasse rire, rêver, et nous réjouir… Et qu’en pleine crise aussi effrayante que les ténèbres, rien n’altère notre heureuse nature pour que, à la façon d’un petit optimiste sorti d’un conte de Noël – inspiré d’une histoire racontée par Olivier Schnerb - nous trouvions dans le crottin, outre la promesse d’une belle récolte, le retour de cette prospérité qui garantit notre indépendance et notre liberté.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Légion d’honneur : en attente de la promotion du 1er janvier…</title>
   <updated>2011-12-16T10:26:00+01:00</updated>
   <id>http://www.poscriptum.fr/Legion-d-honneur-en-attente-de-la-promotion-du-1er-janvier_a359.html</id>
   <category term="Billets d'humeur" />
   <published>2011-12-16T10:18:00+01:00</published>
   <author><name>Pierre-Olivier Sur</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div>
      La Légion d’honneur : ne pas la demander, ne pas la refuser, ne pas la porter. Mais attendre la promotion du 1er janvier !       <br />
              <br />
       Or pour les magistrats cette année… ne plus la recevoir – car tel est le sens de l’amendement adopté à la quasi-unanimité par la commission des lois de l’Assemblée Nationale le 7 décembre dernier :        <br />
              <br />
       « <span style="font-style:italic">Pendant et au titre de leurs fonctions, les magistrats ne peuvent recevoir aucune décoration publique au titre du Code de la Légion d’honneur et de la médaille militaire et du décret portant création d’un Ordre national du Mérite </span>».       <br />
              <br />
       Quid pour les avocats ?       <br />
              <br />
       La robe est le symbole de :       <br />
              <br />
       - l’indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics,       <br />
               <br />
       - l’égalité entre tous les confrères,       <br />
               <br />
       - le « désintéressement » qui est un principe essentiel de la profession (article 1.3 du Code de déontologie) et qui   trouve sa dernière expression symbolique dans le dépouillement du costume judiciaire, comme la robe de bure pour les moines             <br />
              <br />
       Peut-être faudrait-il alors ne plus porter la Légion d’honneur sur la robe d’avocat, puisque la seule justification recevable était le parallélisme des formes avec les magistrats.       <br />
              <br />
       Mais il faut continuer à être fier de figurer sur la liste du 1er janvier. Evidemment le chevalier de la légion d’honneur en costume cravate ou en robe d’avocat est rarement un héros. Il n’y a plus de héros ou presque plus. Qu’est ce qu’un héros ? Pour Emmanuel Carrère dans Limonov, c’est « se consacrer à quelque chose de plus élevé que soi », à titre militaire ou non.       <br />
              <br />
       C’est pourquoi Napoléon avait prévu que la Légion d’honneur fut décernée aussi à titre civil, pour ceux qui ont offert de leur temps sinon de leur talent pour les autres et pour l’intérêt général. Mais avait-il prévu que le ruban rouge démontrerait surtout deux siècles plus tard que les récipiendaires sont « connectés » et qu’ils ont du « réseau » ?       <br />
              <br />
       L’essentiel consiste alors à conserver la distinction, sinon à monter en grade. Donc se conduire à la hauteur de ce qu’elle représente toujours : une certaine idée de l’honneur et de la France.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.poscriptum.fr/Legion-d-honneur-en-attente-de-la-promotion-du-1er-janvier_a359.html" />
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  <entry>
   <title>Téléthon : le marathon du Palais</title>
   <updated>2011-12-23T11:34:00+01:00</updated>
   <id>http://www.poscriptum.fr/Telethon-le-marathon-du-Palais_a358.html</id>
   <category term="Billets d'humeur" />
   <photo:imgsrc>http://www.poscriptum.fr/photo/art/imagette/3510890-5057279.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2011-12-06T11:08:00+01:00</published>
   <author><name>Pierre-Olivier Sur</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.poscriptum.fr/photo/art/default/3510890-5057279.jpg" alt="Téléthon : le marathon du Palais" title="Téléthon : le marathon du Palais" />
     </div>
     <div>
      Par sa présidente Alexandra Perquin et son ancien président Romain Carayol, l’Union des Jeunes Avocats de Paris a organisé ce week-end un marathon de plaidoiries pour le Téléthon.       <br />
              <br />
       Il s’agissait de donner pendant 24 heures soit du temps de plaidoirie, soit de l’argent. Et si à ce jour on ignore encore le montant de la somme qui a pu être réuni pour aider la recherche sur les maladies génétiques neuromusculaires, on sait qu’une centaine d’avocats de tous âges et de toutes origines professionnelles, a maintenu la flamme pendant 24 heures. Certains plaidant plusieurs fois…       <br />
              <br />
       Mais plaider quoi ?       <br />
              <br />
       Avec Benoît Chabert nous avons amorcé le tour d’horloge, à 18 heures vendredi soir.       <br />
              <br />
       Il a dit que si le miracle des mots entraîne une conviction, alors on peut faire reculer la souffrance.       <br />
              <br />
       J’ai répondu que c’est une question de temps. Le temps symbolique des 24 heures en continu. Le temps décrit par l’œuvre d’art « The clock » à la biennale de Venise. Le temps présenté par Lamartine – mais le poète s’est trompé en posant la question de savoir : comment-il se peut que les jours de malheur s’éloignent de nous à la même vitesse que les jours de bonheur (Le Lac).       <br />
              <br />
       Le bâtonnier Christian Charrière-Bournazel allait-il réciter des vers à son tour ?       <br />
              <br />
       Non !       <br />
              <br />
       Il a préféré un duel à fleuret moucheté avec le président Thierry Wickers pour nous parler du futur locataire du Conseil National des Barreaux.        <br />
              <br />
       Lorsque Marie-Aimée Peyron se lève, un ange passe. Elle évoque sobrement la mémoire de Jean-Claude Woog. Il y aura d’autres moments d’émotion dans la Salle des criées : ce confrère et ami de tous qui raconte que son dernier enfant souffre d’une maladie génétique…       <br />
              <br />
       Puis, derrière Olivier Guilbaud et Carbon de Sèze, tous les autres se succèdent. Par dizaines. Au fil de la soirée. Au fil de la nuit. Et tandis que chacun livre une part de soi, le message collectif passe.        <br />
              <br />
       Nous recommencerons l’année prochaine.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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